vendredi 12 septembre 2008

Car il faut bien travailler un peu...

A lire ce blog, on pourrait penser que depuis que je suis retourné en Suède, je ne fais que du ménage et du montage de meubles Ikea. En fait, je travaille également. Voici donc un post consacré à mes cours et autres activités de cette période.
Premièrement, des cours de Suédois, normal, il faut bien continuer à apprendre la langue du pays. Ainsi, je me retrouve dans le niveau 2 avec une classe que j'aurais pensée être constituée de quelques autres Français que moi. Cela ne fut bizarrement pas le cas, au grand étonnement de la prof qui, du coup, m'a instantanément repéré. Il y a en effet beaucoup de Français à KTH. La plupart sont des Erasmus, mais peu comme moi font un Master. Je n'ai donc pas vu beaucoup de Français depuis que je suis ici. Par contre, dans les cours de Suédois, le produit français x allemand est presque constant. Le résultat est donc la présence de nombres Germanophones pour compenser ce recul.
Sinon, le Suédois est à vrai dire un cours assez rafraîchissant, surtout après des heures passées derrière un écran. J'aime cette langue mélodieuse, quasi-elfique je dirais (par rapport à la langue elfique de Tolkien, comprenons-nous).
Deuxième cours, la programmation logique. J'en vois sourciller. Pourquoi logique ? Car cela fait l'emploi des formulations logiques. Prenons un langage de programmation quelconque, le travail du programmeur est de dire précisément dans son programme ce que la machine doit faire, en espérant qu'elle le fasse. En programmation logique, point du tout. Il suffit de donner à la machine un certain socle de "connaissances" sous forme de formules logiques et ensuite de lui poser des questions. Un cours assez amusant en somme. Quel est donc ce langage si merveilleux ? Son nom est Prolog.
Enfin le troisième cours s'intitule humblement "théorie et méthodologie des sciences". Quid donc de ce cours au demeurant inscrit dans le cursus de mon Master ? Il s'agit d'une séries d'amphis de 8h à 10h, un horaire très matinal qui perd les paroles de l'orateur dans les vapeurs des esprits comateux de l'auditoire. Quelques bribes pourtant arrivent et frappent les tympans. Il faut donc faire sens d'un amas de notions qui parviennent péniblement au cortex subtemporal. A l'heure actuelle, je n'ai pas encore la réponse sur le sujet de ce cours. Je pense qu'il s'agit de donner les méthodes qui doivent être employées en recherche scientifique : émettre des hypothèses avant de se lancer dans des expériences, ne pas faire des expériences sur des humains, même venant du tiers-monde, avoir une approche rationnelle des choses, ne pas détruire la planète... Bref, des choses que je pense avoir étudiées lors de ma terminale... Néanmoins, prêtons-y quand même oreille.
Finalement, il y a aussi un projet que je mène de front avec ces études. Un ex-jobb dira-t-on. Je travaille donc pour le SICS (Swedish Institute of Computer Science) sous la houlette d'un chercheur Irlandais auquel j'avais soumis ma candidature pour un projet de développement. Me voici donc développeur avec ma propre carte d'accès au labo et tout ce que cela prodigue à mon esprit cupide : du café et des fruits à volonté. Certes, ce n'est pas Google, mais c'est déjà pas mal je trouve. Quant à la tâche que je dois faire, il s'agit d'adapter un "message broker" JMQ, Apache ActiveMQ à MySQL Cluster pour en augmenter les performances. Je ferai un article prochainement je pense. C'est plein de défis technologiques et c'est très intéressant, mais très difficile. Rendez-vous en décembre pour savoir ce que ça donne. En attendant, je reprendrais bien un café.

à 10:49 | Labels: , , , , |

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